PLF 2026 : Thierry Marx alerte les parlementaires sur les conséquences de certaines mesures pour les CHR

Le projet de loi de finances pour 2026 présenté par le gouvernement Lecornu le 14 octobre dernier a depuis été largement amendé autant par l’Assemblée nationale que par le Sénat qui ne sont pas parvenus à un accord. Le sort de ce texte devrait être décidé lors d’une Commission mixte paritaire devant se tenir le 19 décembre prochain. Thierry Marx, président confédéral de l’Umih a écrit aux parlementaires composant cette commission afin de les alerter sur les conséquences de certaines mesures pour le secteur des CHR.

Publié le 12 décembre 2025 à 08:56

En introduction de son courrier, Thierry Marx tient à rappeler la position du secteur sur plusieurs mesures cruciales pour l’avenir des 180 000 restaurants, 17 000 hôtels et 30 000 cafés, bars et brasseries.

Le chef fait un état des lieux du secteur « nos établissements font face à des coûts d'exploitation en hausse, à une pénurie de main-d'œuvre et à la nécessité d’investir pour adapter leurs infrastructures aux évolutions climatiques, numériques et de nos clients. L'équation économique devient souvent impossible à résoudre : et nous faisons face à un niveau de défaillances d’entreprise inédit avec chaque jour 25 fermetures d’entreprises dans notre secteur. » Il insiste « les choix budgétaires de cette fin d’année auront un impact direct et immédiat sur la survie de milliers d'établissements et de dizaines de milliers d'emplois sur l'ensemble du territoire. »

Un budget qui offre visibilité et stabilité

Le chef étoilé tient à préciser que « Nos chefs d'entreprise ont besoin d'un budget qui leur offre visibilité et stabilité pour maintenir l’excellence et l’attractivité de l’hôtellerie-restauration française qui font la réputation de notre pays. »

Il déplore les propositions visant à créer 3 niveaux de TVA dans la restauration, en réservant le taux réduit de TVA à 5,5% pour les maitres restaurateurs, et doubler la TVA en la faisant passer de 10 % à 20 % sur la restauration livrée, les ventes à emporter et les prestations des Traiteurs Organisateurs de Réceptions (TOR). Pour le chef, les amendements étaient discriminatoires et négligeaient 98% de la restauration traditionnelle.  

Sa position pour défendre et développer la qualité de l’offre de la restauration prend plutôt la forme d’une loi, sur « le fait maison » qu’il j’espère avoir l’occasion de présenter dans les prochains mois.

Les points de satisfaction

La profession soutient l’article ajouté au Sénat prolongeant l’exonération de fiscalisation et de socialisation des pourboires. Cette mesure largement soutenue (autant par l’opinion publique, que les entreprises, et les salariés), améliore le pouvoir d’achat des salariés et participe à l’attractivité du secteur.  Thierry Marx, précise que la profession regrette toutefois la version moins-disante adoptée par les sénateurs, qui limite l’exonération à fin 2026, alors que les députés l’avaient prolongée jusqu’à fin 2028.

Dans une moindre mesure, la profession se déclare satisfaite également des articles 11 et 18 prévoyant respectivement la reprise de la suppression progressive de la CVAE et la baisse de la fiscalité sur les énergies de chauffage.

Les points de vigilances de l’Umih

La potentielle hausse de la taxe de séjour. Thierry Marx rappelle que Chaque année, la taxe de séjour est l’une des variables d’ajustement du budget, ce qui n’est pas acceptable.

C’est pourquoi l’Umih est satisfaite de constater qu’aucune hausse n’est pour le moment prévue pour 2026. Contrairement à une idée reçue, une hausse de la taxe de séjour toucherait principalement les Français : 77 % de la clientèle des hôtels français est composée de touristes nationaux. L’organisation patronale met en garde, les parlementaires, sur une éventuelle hausse de la taxe de séjour lors de la CMP. Ce qui entrainerait comme conséquence pour la France de devenir le pays le plus taxé d’Europe.

La modification du Pacte Dutreil votée au Sénat : de nombreux amendements ont été déposés dans les 2 chambres visant à réduire la portée du Pacte Dutreil, dont plusieurs adoptés au Sénat. Or, la transmission et la reprise d'entreprises constituent un enjeu considérable pour l'hôtellerie-restauration, notamment en ruralité, plus touchée par les difficultés de reprise. « Je vous demande donc, en ma qualité de président de l’Umih, de prendre en considération ce point et de limiter au maximum les modifications prévues dans le PLF. » conclu Thierry Marx.


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Publié par Pascale CARBILLET



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